Halloween, la Toussaint, Samain et le Dialogue Intérieur

Halloween, la Toussaint, Samain et le Dialogue Intérieur

Marie-Agnès Chauvin

2016

La nuit du 31 octobre, le 1° et le 2 novembre sont des jours de fêtes pour les profanes, les chrétiens et quelques celtes…

Vu de loin peu de chose les rassemble.
Halloween est une sorte de grand bal costumé. Des enfants déguisés en sorcières ou vampires courent de maison en maison pour demander des friandises.
A la Toussaint, les chrétiens honorent les saints qui ne sont pas fêtés officiellement par le calendrier ainsi que les défunts. La fête des âmes (qui avait lieu le 2 novembre) lui est aujourd’hui associée. Ce moment leur permet d’honorer les morts, de fleurir leurs tombes, de se recueillir et de prier pour leur âme.
Samain est le début de l’année celtique. La fête démarre dans la nuit du 31 octobre, elle dure normalement 3 jours. Samain une période hors du temps. Elle est marquée par une cérémonie dans la forêt. On y procède à un rituel d’ouverture des mondes pour que les êtres de l’au-delà contactent ceux de cette vie ci.

Et pourtant tout ceci est très proche.
Que font les enfants sinon, de manière métaphorique, ouvrir la porte d’un monde qui fait peur : celui de la nuit, des ombres et de la mort.
Que font les chrétiens quand ils honorent les puissances célestes et pensent à l’âme des disparus : ils s’adressent au monde transcendant pour le respecter et lui demander de l’aide.
Que faisaient les celtes, qui les ont tous précédés, sinon de tenter de communiquer avec le monde divin et ses mystères qui fascinent tout autant qu’ils terrifient.
Ce moment de l’année peut résonner (ou pas) en nous en fonction de nos croyances, nos modes de vie ou nos envies.

En tant que jungiens et praticiens du Dialogue Intérieur, il nous invite en tout cas à une réflexion.
– Endosser l’habit du loup garou permet de donner une réalité palpable à un contenu inconscient inquiétant puisqu’il représente la face maléfique d’une image archétypale. Lui autoriser de traverser la barrière du conscient dans un moment encadré par le temps et formalisé peut lui éviter de surgir à l’improviste pour nous figer sur place.
– Penser aux saints non honorés par le calendrier peut être transposé en langage de coach comme la nécessité de faire une place à toutes nos sous-personnalités bienfaisantes mais quelques peu oubliées.
– Honorer nos morts nous renvoie évidement à ce que nous avons renié pour vivre.
– Ouvrir l’autre monde est l’acte courageux qui permet à l’inconnu en nous de se manifester. Il ressemble fort à la thérapie ou à la décision de se faire accompagner.

Et si la leçon du 1° novembre était de le suivre dans l’obscurité pour accepter d’ouvrir la porte à tous les mystères de notre ombre ?

Publié le 31 octobre 2016

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